Project Description

Hélène Muheim

The delicacy of disaster
A landscape is essentially a construction, a position with regard to a collection of natural elements, just as a portrait, before being a portrait, is a face. This is the view we should take of Helene Muheim’s Lignes d’horizon, elegant landscapes. A landscape, therefore, is a construction, but here it is essentially emotion. And yet, with gentle resignation, the world keeps turning, albeit at a slower, almost somnolent pace, as if in a coma. Tirelessly, Helene Muheim depicts “what is no longer there”, patiently preserving what survives beneath the strata of consciousness, in the memory of a rustling in the leaves, in the memory of some distant drama…
Gently, then, Helene Muheim “makes up” her landscapes, as if applying makeup to eyelids, delicately smudging and blurring until the pigments become one with the delicacy of the skin or paper: “I make up the remains of the world” There is disaster in the air, but no darkness. And these drawings are of such delicacy that they could only have been done in the light of day.

Léa Bismuth (extract)
Léa Bismuth is an art critic (member of AICA) and independent exhibition curator.

Hélène Muheim – La douceur du désastre
Un paysage est avant tout une construction, une position, face à un assemblage d’éléments naturels; de même que le portrait, avant d’être portrait, est un visage. C’est de cette manière qu’il nous revient de découvrir les paysages raffinés d’Helene Muheim. Un paysage est donc construction, mais, ici, il est aussi fondamentalement émotion. Pour autant, avec une douce résignation, le monde continue à vivre lentement, à un rythme amoindri, comme dans un coma : Helene Muheim représente ainsi, « inlassablement, ce qui n’est plus », et c’est avec patience qu’elle préserve ce qui reste néanmoins, sous les strates de la conscience, dans le souvenir d’un bruissement du vent dans des feuilles d’arbre ou dans celui d’un drame lointain.

Pour cela, elle « maquille » ses paysages comme on maquille des paupières, délicatement, en estompant tellement que les pigments ne font plus qu’un avec la finesse de la peau ou celle du papier : « je maquille les reliquats du monde », dit-elle. Le désastre plane, mais n’assombrit pas. Restent des dessins si délicats qu’ils ne peuvent être réalisés qu’à la lumière du jour.

Léa Bismuth, extrait.
Léa Bismuth est critique d’art (membre de l’AICA) et commissaire d’exposition indépendante.

[…] Hélène Muheim se définit elle-même comme une artiste plasticienne, certes. Mais pas seulement. Il y a aussi cette obsession du «faire» qui renvoie à une pratique plus artisanale en ce qu’elle construit lentement un oeuvre, munie d’outils clairement identifiés : le papier, le graphite, et l’ombre à paupières… Étymologiquement, l’art fut d’abord une tecknè ; l’Antiquité grecque ne faisait pas de différences strictes entre le métier d’artisan et le statut d’artiste. L’art était avant tout considéré comme une habileté, une méthode acquise par apprentissage et reposant sur des connaissances empiriques. […]

Extrait texte par Anne-Cécile Guitard 2015

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Hélène MUHEIM

Born 1964, lives and work in Montreuil, Paris.

Last solo exhibitions 2017 Horizons-Paysages, Galerie Valérie Delaunay, Paris/ 2016 Pnøma, Galerie Pascaline Mulliez, Paris/ Inlassablement ce qui n’est plus, Galerie Maïa Muller, Paris 2013/ Memento Temporis, Galerie Maïa Muller, Paris 2012/ Silly old stories, Galerie Maïa Muller, Paris 2010/ Rester légère, Galerie Maïa Muller, Paris 2009 /

Last group exhibitions 2018 Entre les mondes – Commissaire Pauline Lisowski, galerie Graphem Paris/2017 La petite collection, galerie Bertrand Grimont, Paris/ Une île, Curatrice Pauline Lisowski, 6B, Saint-Denis/ Synthetic Landscapes, Meadow Arts, Weston Park, Angleterre/ Ailleurs dans ce corps où la nuit.. Galerie Hors Champs, Paris/ ZooCryptage, curateurs C.N Jelondanti, Biarritz/ 2016 Mauvaises graines II, Topographie de l’Art, Paris/ Ouverture, Galerie Eko Sato, Paris/ DDessin, Regards sur la Planète, Curatrice / Dessins quotidiens, Satellite Brindeau, Le Havre 2015/ La Petite Collection, White Project Galerie, Paris 2014/ Mauvaises graines, Topographie de l’Art, Paris 2014/ Drawing now, Paris, Galerie Maïa Muller, 2014/ Open your eyes, Galerie Maïa Muller, 2014/ Viens, la mort on va danser, Galerie Maïa Muller, Paris 2013/ Graphic, PHAKT, Rennes, curated by Anne Cécile Guitard 2013/ Drawing now, Paris, Galerie Maïa Muller 2013/ Tir groupé, Galerie Maïa Muller, Paris 2012/ Le texte dans l’oeuvre, Galerie Maïa Muller, Paris 2011/ Drawing now, Paris, Galerie Maïa Muller, 2010/

Petit paysage aux lignes – Rémanence 10,  2018 – Size 30 x 40 cm – poudre de graphite, encres et ombres à paupière sur papier

Ramble with Henry David T. ,  2017 – Size 23 x 32 cm – poudre de graphite, encres et ombres à paupière sur papier

Memory Skin – Rémanence 14,  2018 – Size 200 x 70 cm – poudre de graphite, encres et ombres à paupière sur papier

Prakrti – Rémanence 8,  2018 – Size 200 x 70 cm – poudre de graphite, encres et ombres à paupière sur papier

Melankode – Rémanence 9,  2018 – Size 200 x 70 cm – poudre de graphite, encres et ombres à paupière sur papier

Anaphora,  2018 – Size 100 x 70 cm – poudre de graphite, encres et ombres à paupière sur papier

Horizon – Rémanence 11,  2018 – Size 100 x 70 cm – poudre de graphite, encres et ombres à paupière sur papier

Ombre portée/Paysage emporté – 2017 – Size 22,5 x 31,5 cm – poudre de graphite et ombres à paupière sur papier

Ligne d’horizon, paysage indien – 2016 – Size 70 x 100 cm – graphite sur papier

Twisted landscape – 2017 – Size 22,5 x 31,5 cm – poudre de graphite et ombres à paupière sur papier

Still life oozing – 2017 – Size 22,5 x 31,5 cm – poudre de graphite et ombres à paupière sur papier