Project Description

Spécialisée en photographie argentique et en procédés anciens, Sabrina Biancuzzi est à la fois photographe et graveur. L’artiste aime le travail de laboratoire et la matière, loin des retouches numériques. Elle laisse entrevoir, à travers ses images, ses voyages personnels entre rêves et réalité, entre aujourd’hui et hier, explorant le temps et les souvenirs. Enseignante de photographie, elle anime des ateliers et stages depuis plus de 8 ans. Anciennement responsable de formation rattachée au Centre iris, elle dispense aujourd’hui son propre programme de formations. Sabrina Biancuzzi, 37 ans, est née en Belgique. Elle vit et travaille à Paris, enseigne la photographie et la gravure. Elle est diplômée des Beaux Arts de Versailles : Diplôme de fin d’études plastiques en photographie et gravure.

Exhibition (Selection)

2017
MIA Art Fair – Milan (IT) – Galerie Jean Louis Ramand | Noorforart Contemporary

2016
Docks Art Fair – Lyon (FR) – Galerie Ramand | Noorforart Contemporary

2015
« L’inquiétante étrangeté »- galerie La ralentie – Paris
« Fotofever » – Paris
« Dazzle Project 5 » – Hai Kai – Paris
« Origine(s) » – La(b) Galerie Artyfact – Paris

2014
« Caravana Negra » – Buenos Aires

2013
« Végétal », Galerie La ralentie – Paris
« She » – Galerie La belle Juliette – Paris

2012
« Limbes » – Galerie La Ralentie – Paris
« Surface sensible » – VOZ’Galerie – Boulogne

2011
« Nord(s), regards croisés » – Transphotographiques de Lille
« Bestiaire » – VOZ’Galerie- Boulogne
« Photo d’Hôtels Photo d’Auteurs » – Galerie Esther Woerdehoff – Paris
« Le crissement du temps » – Centre Iris – Paris

2010
« Êtres Diaphanes » – Galerie Claire Corcia – Paris
« She/Animus » – Art Elysées – Paris
«Variations et Fugues en Sténopé » – Centre Iris – Paris
«Salon de mai » – Paris
« Festival Still in Motion » – Paris et Londres

2009
Exposition Atelier PH7 & 170 ans de photographie – VUB – Bruxelles
“Centre for fine Art Photography” – Colorado – Etats–Unis

2008
Photocollection #1 – Paris
« Impression onirique » – Gravures -Salon des Beaux-Arts de Garches
« Capture de Rêves » – Galerie Daguerre – Paris
« Polaroïd » – Galerie Chambre avec vues – Paris
« Eurobrom » – Exposition sur les procédés anciens – Bruxelles.

2007
« Derniers Songes » – Galerie Chambre avec vues – Paris

Awards

Avril 2010 – Prix Boesner pour l’Art Plastique
Septembre 2009 – Sélection Photo d’Hôtel Photo d’Auteur 2010
Décembre 2009 – Lauréate du concours « Mon tour du Monde en sténopé », Artazart
Décembre 2008 – Prix CaféFoto Paris, exposition Centre Iris, Paris
Juin 2008 – Foire internationale de la photo de Bièvres : Prix du Président de la République
Février 2003 – « Rencontres » Prix de la découverte, Centre d’Arts du Rouge Cloître, Bruxelles

Des instants, sans cesse
Des moments, oubliés
Des sourires, des soleils
Des fruits posés là…
Et Elle
Qui passe,
Comme le vent
Comme la vie
Juste un centième de seconde
L’éternité
Par peur de mourir
Ou d’oublier
Par peur de ne pas être sûre…
Besoin de posséder le temps
Ces instants, comme des papillons
Emprisonnés dans leur vitrine
Objets du souvenir
Pièces à conviction

« She » est une collection sans fin d’instants de vie… Comme on collectionne les timbres ou les cartes postales, l’objet du souvenir est lui même collectionné pour devenir petit à petit le reflet d’une vie passée, rêvée ou réelle.  C’est la beauté de l’éphémère, la peur du tout et l’importance du rien

La série est réalisée à partir de photographies argentiques, tirées sur papier baryté et retravaillées en techniques mixtes. Chaque image est une oeuvre unique.

Date : 2010 -2015 – SABRINA BIANCUZZI

SABRINA BIANCUZZI
par Bérengère Chamboissier

Il est des œuvres, sombres et lumineuses, d’une douce mélancolie, qui invariablement ont le langage de l’intime. Le travail magnétique de l’artiste Sabrina Biancuzzi nous entraine à pas feutrés dans un univers mystérieux, étrange et fantomatique.

Son travail photographique, uniquement en argentique, s’inscrit dans une véritable  recherche  plastique. L’artiste utilise d’anciens procédés techniques, cherchant inlassablement le rendu le plus  juste de l’émotion. Telle une alchimiste, elle travaille au corps son image, la manipule, la peint, la transforme, la transcende. Photographe, mais aussi graveuse de formation, l’image devient pour elle la matrice, la plaque révélatrice, le lieu de toutes les transformations et de tous les possibles.

Biancuzzi va donner à ses photographies une présence pictorialiste. Elle enduit et travaille ses clichés de noirs épais et veloutés, un noir onctueux de nuit profonde qui nous plonge dans un univers trouble et onirique. Ces fragments de vie, elle les travaille, prend le temps de les peaufiner, de les caresser de ces noirs charbonneux, de les retravailler tel un peintre à son chevalet.

Il y a de la magie dans ces clichés, une sensibilité exacerbée contenue dans un silence d’église. Les présences sont absentes, et de ces absences Sabrina Biancuzzi tisse le fil de la vie.

Elle nous parle de ces lieux intimes et chers, disparus ou lointains, de ces êtres partis mais qui nous parlent encore. Des passages de la vie, de l’enfance perdue et d’un âge d’or révolu. Elle fixe cette beauté du désenchantement, cette poussière du temps, ces vestiges figés par quelques présences fantomatiques qui nous rappellent notre présence au monde, notre condition humaine, fil intime et ténu.

Ces photographies sont une plongée entre songe et réalité, des images au pouvoir onirique et crépusculaire qui parle du temps qui passe, de ce qui nous échappe, de la mort implacable et de la vie si fragile. Ces clichés s’érigent tels des vanités modernes, memento mori contemporains, pour mieux saisir l’instantanéité et la beauté fugace du monde, l’éphémère de nos jours.

Tel un conte enchanteur pour enfant, la beauté vénéneuse de ces images nous apprend à apprivoiser les fantômes et à amadouer les peurs, à flirter avec l’obscur, pour mieux embrasser la lumière.

On chemine du rêve au cauchemar. Le surnaturel, entre angoisse et désir, extrême beauté et trouble noirceur, s’invite dans chacune de ces oeuvres.

Sabrina Biancuzzi écrit le journal de l’intime, de ces petites émotions du quotidien, de ces petits riens qui font des grands tout. Avec labeur et patience, chaque image prend le temps de se raconter, de mettre à nu un instantané fugace dans une mélancolie contemplative. Dans l’épaisseur sensuelle de ces images émaillées de taches et de matière, dans cette corporalité de ces photographies tout un monde en gestation: figures évanescentes, présences animales et humaines se laissent apprivoiser. L’ensorcellement est puissant et toute résistance est inutile.

Bérengère CHAMBOISSIER

Series “SHE“, Gelatin silver print and mixed media made by the author, 10x15cm, 2010-2015

Series “SHE“, Gelatin silver print and mixed media made by the author, 20x30cm, 2010-2015

Series “SHE“, Gelatin silver print and mixed media made by the author, 10x15cm, 2010-2015

Series “Jamais on n’a vu…“, Baryta print and pigment made by the author, 18x18cm, 2016

Series “Jamais on n’a vu…“, Baryta print and pigment made by the author, 18x18cm, 2016

Series “Jamais on n’a vu…“, Baryta print and pigment made by the author, 18x18cm, 2016

Series “Jamais on n’a vu…“, Baryta print and pigment made by the author, 18x18cm, 2016

Series “Le 7ème passager“, Baryta print and pigment made by the author, 15x21cm / 26x38cm, 2012 – 2014

Series “Le 7ème passager“, Baryta print and pigment made by the author, 15x21cm / 26x38cm, 2012 – 2014

Series “Le 7ème passager“, Baryta print and pigment made by the author, 15x21cm / 26x38cm, 2012 – 2014

Series “Le 7ème passager“, Baryta print and pigment made by the author, 15x21cm / 26x38cm, 2012 – 2014