FEEL GOOD

GROUP SHOW | Marie Boralevi – Johann Fournier – Fabien Granet – Marie Havel – Suzanne Moxhay – Anaïs Prouzet

VERNISSAGE LE JEUDI 12 DÉCEMBRE 2019

Exposition Collective – du mardi 10 au samedi 21 décembre 2019

6 passage des Gravilliers 75003 PARIS

du mardi au samedi 11h – 19h, dimanche 14h – 19h
Fermé le lundi

TÉLÉCHARGEZ LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour ce dernier rendez-vous de l’année, la galerie a le plaisir de rassembler six artistes, six lectures contemporaines du monde, six interprétations du réel en contrées intimes révélées.

Car nul doute que le réel préside aux créations de Suzanne Moxhay, faites de bribes d’une riche bibliothèque iconique savamment assemblées en de nouveaux paysages. Ses travaux sont rythmés de miroirs et de fenêtres, autant de cadres métaphorisant la conception fractionnée qu’a l’homme de son univers.

Fabien Granet pousse ce questionnement dans ses retranchements, associant fragments géométriques et lambeaux d’architecture pour mieux réagencer le réel. Alors que l’homme le réinvente en paysage, quel en est sa conception mentale, comment en comprend-il les constructions ? Il en fomente une vision paradoxale ouvrant sur les possibles à venir.

À moins qu’il n’en crée un espace unique, propre aux rêveries individuelles. Une force de l’esprit humain, dont les univers personnels se dévoilent sous l’objectif de Johann Fournier, dans des compositions oniriques de nos paysages intimes.

Ceux-ci s’abritent derrière une façade corporelle dans laquelle ils s’inscrivent finalement : ce sont les tatouages revendicatifs comme autant de révoltes identitaires chez les adolescents de Marie Boralevi, héritiers de ses créatures primitives, d’un temps ou hommes, bêtes et plantes ne faisaient encore qu’un.

Un passé ruiné, pour laisser place à de nouvelles écritures… Mais la ruine n’est pas synonyme de disparition : au contraire, elle ouvre à de nouveaux possibles, qu’expose Marie Havel dans ses flocages, comme dans son exploration des mondes enfantins et de leur savantes capacités recréatrices.

L’enfant se forge au mélange des modèles qu’il absorbe et des jours qu’il expérimente… pour se constituer en adulte social, soumis aux caprices de sa société. Cette influence marque l’être en profondeur, comme le soulève Anais Prouzet dans ses représentations expressives d’elle-même ou de ses proches, aux prises avec des fragments de vie d’une profonde intensité. L’artiste cherche ainsi à questionner le vivant, avec une force semblable à celle de l’émotion dans l’instant présent. L’angoisse de la vie peut alors se faire éclat d’espérance, dans un rapport de violente tendresse qui forge la beauté de l’humain.

Une touche d’espoir en l’avenir scintille de ces expérimentations du monde, transformées par la démarche artistique en réel subjectif. Chaque fin sera un nouveau commencement, chaque regard une ouverture… En cette fin d’année, nous nous tournons ainsi vers les possibles avenirs, des espoirs qui font qu’en chacun de nous brille cette flamme de beauté en sommeil. Une douce chaleur qui réchauffe pour que chacun puisse se souvenir qu’ensemble, we all… feell good.

Blandine Boucheix

Marie Boralevi

Anaïs Prouzet

Fabien Granet

Marie Havel

Suzanne Moxhay

Johann Fournier