Caroline Leite

“Isn’t concrete one of the symbols of the ambition to pre-empt the future that characterises modernity? Its chemical, mechanical, and physical virtues connect it to everything that is here to stay. This reputation often backfires: whatever has been “concreted“ is irreversible, isn’t it? To give concrete the fragments of a face in its full youth is to defy old age and death in one movement by projecting the image in an anonymous future where the traces of our present are nothing but ruins.”
Yvain Bornibus 2014 – President of the festival « Arts à la pointe »

(..) Caroline Leite behaves as an archaeologist of the ordinary city environment but also as a nostalgic and powerless observer of the flight of a time that only she deems invaluable, worthy of interest.
She is, undeniably, an archaeologist, but her field of investigation is that of a fleeting present, that of fragments and dust of instants that have just passed, gestures that are not quite accomplished, coagulated even before they are completed.”
Louis Doucet  2014                                                                                                        (Excerpts from texts translated from French)

Je travaille le béton, la ruine de béton, à partir de laquelle je crée des ambiances mélancoliques, au travers d’installations, sculptures, dessins, gravures et photographies.
Je cherche à retranscrire un regard sur un quotidien, un environnement proche, familier mais déjà passé.
En puisant dans une histoire personnelle et parfois au-delà, je témoigne de la matière qui croise le milieu, dans son sens le plus large, milieu social, environnement, expérience, racines, bâti, avec l’identité.
Le rapport au temps, à la dégradation est au cœur de toutes mes réalisations. C’est une manière de faire perdurer, d’ancrer des images que l’on ne voit plus. Nous sommes projetés dans un temps passé, ou le vide n’est pas tranquille.
Cette inscription dans le temps et dans l’espace permet d’asseoir une identité. Je collecte des images, des matières. J’envisage l’esthétique de la ruine, de la destruction pour m’ancrer dans un nouveau cadre.
Et si notre présent devenait passé, comme pour témoigner de l’équilibre fragile des corps et de leurs mouvements ? Comme pour nous rappeler que le temps ne s’en va pas mais que nous nous en allons.

Caroline Leite

Need Information on availability, dimensions or to see the works…  CONTACT GALLERY